RFI : LE COQ CHANTE La foire du fourrage de Thiou, au Burkina Faso Par Sayouba Traoré

Diffusion : dimanche 19 avril 2015

Thiou est une cité à mi-chemin entre Ouahigouya, capitale de la région du Nord au Burkina Faso, et Koro, la première ville malienne après la frontière entre ces deux pays. C’est dans cette commune que si tient la foire du fourrage, une manifestation annuelle organisée par la section locale de l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane. L’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane ou APESS est née en 1989 dans le prolongement d’un programme pilote sur les cultures fourragères, initié par la coopération suisse au Burkina Faso, en réponse aux effets de sécheresses répétitives et à leurs conséquences sur la déstructuration du milieu des éleveurs. Il s’agissait de redonner des perspectives sociales, culturelles et économiques aux éleveurs traditionnels fortement déstabilisés par la sécheresse de 1984.
La foire du fourrage de Thiou, au Burkina Faso
Ilboudo Drabo Oumou, directrice régionale des ressources animales du Nord. RFI/Sayouba Traoré

 

A Thiou, l’activité c’est essentiellement l’agriculture de subsistance et l’élevage. Il ne faut pas oublier que nous sommes en plein Sahel. Ce qui fait que l’éleveur doit faire face à de nombreuses difficultés. Ici, il suffit de regarder autour de soi pour voir les effets néfastes de l’activité humaine. Des terres dégradées, un couvert végétal pauvre, et rareté sinon absence de point d’eau. Il se trouve que près de 85% des ménages burkinabè tirent une partie de leurs revenus de l’élevage. Ce secteur représente également environ 25% des exportations nationales.

Au Sahel, on a trois mois de pluie, et 9 longs mois de saison sèche pendant lesquels les hommes et les animaux souffrent. Traditionnellement, l’éleveur va en transhumance avec son troupeau pendant ces neuf mois de sécheresse, à la recherche de pâturage et de points d’eau. On a vu que cela n’était plus possible partout. L’urbanisation et les équipements publics morcellent l’espace. L’accroissement de la population se traduit par l’extension des superficies cultivées aux dépens des éleveurs. Cette réserve de fourrage devient vitale.

Les différents acteurs sont obligés de réussir, parce que le secteur de l’élevage a un rôle fondamental à jouer dans l’amélioration des moyens d’existence des 5,5 millions de pauvres du Burkina Faso. Il faut donc accepter de faire évoluer la tradition. Par exemple, se faire à l’idée que l’explosion de la démographie et la dégradation de l’environnement ne permettent plus de continuer à faire un élevage avec des périodes de transhumance. Parce qu’on ne peut plus faire comme avant, en se contentant d’aller prendre ce que la nature donne, il faut sédentariser l’activité, diminuer le nombre de ses bêtes, et cultiver du fourrage pour les nourrir. Et cette nouvelle orientation commence déjà au niveau des services de l’Etat.

 

 

 

Invités :
Seydou Coulibaly, haut-commissaire de la province du Yatenga
- Nikiéma Pierre, préfet et président de la Délégation spéciale de la commune de Thiou
Madame Ilboudo Drabo Oumou, directrice régionale des Ressources animales du Nord
Tamboura Hamidou, chercheur à l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA)
Djibrilou Diallo, 16ème chef de canton de Thiou, et responsable de l’antenne locale de l’association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane.


Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

source : http://www.rfi.fr/emission/20150419-burkina-faso-thiou-foire-fourrage/

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