L’AFD à l’écoute de l’APESS

Le vendredi 05 avril 2019 l’APESS a reçu à son siège à Ouagadougou une mission de l’Agence Française de Développement (AFD) ; cette mission de suivi des projets « initiatives-ONG » était conduite par Audrey Séon, chargée de mission à DPA/OSC qu’accompagnait Anne-Lise Rêve, directrice adjointe en charge du suivi des OSC à l’agence AFD de Ouagadougou.

Il faut souligner que 3 représentants du RECOPA (Réseau de Communication sur le Pastoralisme), Boubacar MAÏGA, Amadou DIALLO et SOMDA N. Béore ont participé à la rencontre, le RECOPA étant également acteur des projets concernés et ce en partenariat avec l’APESS.

L’objectif premier de la mission était d’«effectuer des visites de terrain des projets suivis par la division OSC, afin de (i) rencontrer les acteurs des projets, notamment les OSC locales, et les bénéficiaires, et (ii) d’échanger sur les difficultés potentielles liées à la mise en œuvre des projets, s’assurer de l’atteinte des résultats des projets et de la qualité de leurs impacts ».

Il faut souligner que dans le cadre du dispositif de financement des initiatives portées par des OSC françaises, l’Agence Française de Développement, et plus particulièrement sa Division « Organisations de la Société Civile » au sein de la Direction Exécutive de la Stratégie, des Partenariats et de la Communication (SPC/DPA/OSC), assure l’instruction et le suivi des financements, en subventions et selon un principe de cofinancement, de projets initiés et mis en œuvre par des OSC françaises et leurs partenaires.

La spécificité de cet outil de financement réside dans le principe d’initiative des OSC françaises et de leurs partenaires. En effet, aucune thématique et/ou secteur n’est priorisé. Ce droit d’initiative explique la grande diversité des projets et organisations financées dans ce cadre. La relation contractuelle sur ce dispositif est gérée au siège de l’AFD entre l’AFD et les OSC françaises qui sont les bénéficiaires directes des fonds. Néanmoins, les OSC françaises doivent nécessairement impliquer des partenaires locaux dans leur projet.

Pour ce qui est du portefeuille OSC au Burkina Faso, il faut noter que les relations étroites entre OSC françaises et burkinabè se traduisent de manière constante par un nombre significatif de projets mis en œuvre au Burkina Faso ; ainsi le portefeuille de projets  dans ce pays se compose à ce jour de 7 projets mis en œuvre uniquement au Burkina Faso et de 41 projets multi-pays disposant d’un volet d’activités au Burkina Faso.

C’est après des présentations (organisation et activités diverses) du RECOPA et de l’APESS que les échanges avec l’AFD ont commencé ; ceux-ci ont porté notamment sur :

  • Le Projet d’Appui à la MObilité du Bétail pour un Meilleur Accès aux Ressources et aux Marchés (PAMOBARMA) dans 8 pays d’Afrique de l’Ouest. L’APESS, sous le lead d’Acting For Life (AFL) intervient au Nigéria dans les Etats de Sokoto, Katsina et Kebbi, ceci en partenariat avec l’AREN qui intervient du côté du Niger de sorte à faire la jonction au niveau transfrontalier.
  • Le projet 3F (trois frontières) qui concerne le Burkina Faso, le Mali et le Niger et dont l’APESS à travers son Centre régional de Dori est partie-prenante dans la mise en œuvre. Le projet 3F qui est présentement dans une phase d’amorçage a pour objectif spécifique d’appuyer le développement socio-économique et de renforcer la cohésion sociale dans les territoires transfrontaliers

Les échanges ont par ailleurs porté sur les conditions de travail des ONG / AD en ces temps de grande insécurité et sur les mesures prises pour atténuer les contraintes.

C’est satisfaites que les 2 parties se sont dites au revoir avec la promesse d’entretenir une communication soutenue.

 

APERÇU de 3F (en phase d’amorçage présentement) :

Les objectifs globaux du programme Trois Frontières sont de (i) satisfaire les besoins les plus urgents exprimés par les communautés, (ii) soutenir le redémarrage de l’activité économique, et (iii) favoriser le retour de la légitimité de l’action publique et le renforcement de l’Etat de droit dans la zone frontalière.

Son objectif spécifique est d’appuyer le développement socio-économique et de renforcer la cohésion sociale dans les territoires transfrontaliers.

Cet objectif est décliné en deux grands axes :

–          « Développement » : accès aux services sociaux de base, développement des activités agro-pastorales, développement des infrastructures à impact économique local, renforcement des capacités de maîtrise d’ouvrage locale.

–          « Gouvernance » : dialogue entre les autorités publiques et les communautés, action de promotion de la paix et de renforcement de la confiance entre les communautés.

Trois résultats sont affectés au Projet :

–          Résultat 1 – La viabilité des filières agro-pastorales est améliorée, générant durablement des emplois locaux et une augmentation de revenus pour les productrices et les producteurs.

–          Résultat 2 – Les collectivités de la zone frontalière rendent disponibles et accessibles aux populations des équipements, infrastructures et services socio-économiques prioritaires au regard de l’apaisement des conflits.

–          Résultat 3 – Le dialogue social entre les composantes des sociétés locales est renforcé.

La zone d’intervention du « Projet Trois Frontières » concernera en priorité :

–          Au Mali : la zone frontalière des régions de Mopti, Tombouctou et Gao, et plus particulièrement les cercles de Bankass, Koro, Douentza, Gourma-Rharous, Gao, Ansongo.

–          Au Burkina : les régions du Nord et du Sahel au Burkina, et plus particulièrement les provinces du Yatenga, Loroum, Soum, Oudalan, Seno, Yagha.

–          Au Niger : la zone frontalière avec le Burkina Faso de la région de Tillabéri, et plus particulièrement les communes de Gorouol, Bankilaré, Tera, Diagourou, Dargol, Gothèye, Torodi, Makalondi.

 

En lien avec le résultat 1 du Projet 3 F, les activités de la phase d’amorçage dans les trois pays seront concentrées sur 4 grands domaines techniques :

–          Gestion et prévention des crises alimentaires et pastorales,

–          Gestion des ressources naturelles,

–          Sécurisation des activités économiques,

–          Plan d’actions et faisabilité des interventions à moyen terme.

Dans ce cadre, la phase d’amorçage s’attachera à accompagner les priorités des organisations de producteurs de la zone sur la base de leurs plans stratégiques et de leurs programmes d’actions. Dans un objectif d’intervention rapide, les organisations de producteurs ciblées sont celles ayant déjà des partenariats de longue date avec les membres du consortium.

Il s’agira :

–          Au Burkina Faso : l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en Savane (APESS[1]).

–          Au Mali : l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP).

–          L’Association pour la redynamisation de l’élevage au Sahel (AREN) et la Fédération MOORIBEN.

Au Burkina Faso, les actions s’inscriront dans le plan d’actions du pôle de Dori de l’APESS. Un appui en termes de matériel, d’approvisionnement en intrants sera donné aux sites des Plateformes d’innovation lait de Djibo, Ouahigouya et Dori pour assurer un approvisionnement régulier en lait des mini laiteries existantes pourvoyeuses actuellement de revenus et d’emplois.

 

 

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